Titre: Qui est Terra Wilder ?
Nª de la saga: 1
Auteur: Anne Robillard
Date de sortie: 03/01/2013
Éditeur: Michel Lafon
Genre: Fantasy
Pour qui: À partir de 15 ans
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Résumé:
Souhaitant oublier l’accident tragique dans lequel il a perdu sa femme et qui a failli lui coûter la vie, Terra Wilder s’installe dans une petite ville du Canada afin d’y enseigner la philosophie. Coïncidence ? Fatalité ? Dès son arrivée, d’étranges phénomènes se produisent : ses étudiants se mettent à le vénérer, les arbres cherchent à l’agripper sur son passage, et le fantôme de son épouse vient le hanter. Il découvre aussi que ses mains possèdent un mystérieux pouvoir. Mais au moment où Terra parvient à s’adapter à cette nouvelle vie, son passé ressurgit comme un cauchemar, l’obligeant à replonger dans le projet secret sur lequel il travaillait aux États-Unis avant l’accident. Et si Terra était bien plus qu’un simple scientifique devenu professeur de philosophie ?
L’avis de JackHarkness: 3/10
Cela fait 15 jours que j’ai fini cet ouvrage et si j’ai mis autant de temps pour faire ma chronique, c’est tout simplement parce que je ne sais pas par où commencer.
L’histoire ? Anne Robillard nous conte l’arrivée au Canada de Terra Wilder, un ancien ingénieur à la NASA, qui décide d’enseigner la philosophie dans un lycée réputé difficile afin d’oublier la mort tragique de sa femme dont il se sent responsable. Sauf que peu de temps après son arrivée, la vie de la paisible bourrade canadienne est chamboulée : les terreurs du lycée deviennent aussi doux que des agneaux, Terra soigne les gens de façon mystérieuse et ce sont les arbres qui lui redonnent sa force vitale… Mais qui est donc Terra Wilder ?
Je crois que c’est bien la première fois que je pose un livre pendant près de 3 semaines parce que je n’arrive pas à le lire. Non pas parce qu’il est complexe et qu’il est truffé de mots ardus mais tout simplement parce que je me suis ennuyé.
Pourtant, quand on lit du Anne Robillard, on est sûr de ne pas être (totalement) déçu. Pour remettre dans le contexte, c’est son premier ouvrage, et donc comme tout ouvrage il est perfectible. Mais là, il y a des choses qui m’ont profondément ennuyé.
L’histoire en elle-même tout d’abord. Elle est beaucoup trop complexe et on a du mal à voir où l’auteure veut en venir. On se demande tour à tour si c’est la réincarnation de Jésus, un alien, un être surnaturel… Mais la révélation est assez surprenante, et c’est ça qui sauve un peu le livre. Mais pour le reste, la romance entre Terra et Amy est assez désolante et très mièvre. Les histoires annexes alourdissent la fluidité du roman. Il en en a trop. La réponse à la question que nous pose Anne Robillard avec son titre est trop rapidement dévoilé : environ à la moitié du récit. C’est vraiment dommage car j’aurai bien voulu qu’elle fasse un peu suspense. Ce qui est paradoxale, aux vues de mes remarques précédentes, je l’avoue. Mais avec un peu moins d’histoires secondaires et plus d’histoires principales, cela aurait été un bon mélange.
Les personnages sont soit creux ou soit trop compliqués. Il n’y a pas de demi-mesures. On sent que l’auteure a chargé la psychologie du héros mais a délaissé les autres protagonistes. La fiancée de Terra Wilder me fait terriblement penser à Swan, la reine d’Émeraude dans les Chevaliers d’Émeraude. Le côté potiche est fortement désagréable et on a presque envie de la secouer comme un prunier pour la booster.
Il y a de l’humour, mais trop peu à mon goût. Les blagues du médecin qui tente tant bien que mal de devenir son meilleur ami est un peu lourd par moment.
La fin me laisse un peu dubitatif. On est en fait pris entre deux sentiments : celui de l’ennui profond qui vous fait dire « non, mais c’est bon, je ne lirai pas la suite » et l’envie de connaître les prochaines aventures de Terra Wilder.
Pour ma part, je suis passé à côté du premier roman d’Anne Robillard, qui excelle dans l’univers de la fantasy pure, mais qui a plus de mal dans l’urban fantasy. Je ne peux que vous encouragez à vous le procurer et à vous faire votre propre avis, car après tout il vaut bien le mien.


















