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Lucy, Luc Besson

lucy luc besson afficheTitre: Lucy
Titre VO : Lucy
Réalisateur: Luc Besson
Date de sortie: 06/08/2014 (France) – 25/07/2014 (Québec)
Durée : 1h29
Genre: Science-fiction, Action
Pour qui: + 12 ans
Avec : Scarlett Johansson (Lucy), Morgan Freeman (Professeur Norman), Min-sik Cho (Mr. Jang), Analeigh Tipton (Caroline), Amr Waked (Pierre Del Rio), Pilou Asbæk (Richard)
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Résumé: d’après allociné :

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

L’avis de JackHarkness (7/10) :
Devant un hôtel, Lucy discute avec Richard, un jeune homme qu’elle a rencontré en boîte il y a tout juste une semaine. Ce dernier lui demande d’amener une mallette à un certain M. Jang qui y possède une chambre. Contrainte et forcée de le faire, elle est obligée de faire entrer clandestinement une nouvelle drogue synthétique en sol européen. Pour faciliter l’opération, la marchandise a été soigneusement dissimulée dans l’abdomen de la jeune femme. Mais la poche se perce, répandant ainsi la substance et augmentant rapidement ses capacités cérébrales.

Luc Besson signe son retour avec Lucy, un film oscillant entre le film d’action et de science-fiction, le tout dans un rythme mi-haletant, mi-lent, mais avec des défauts.

L’histoire repose sur le postulat que l’Homme n’utilise que 10 % de ses capacités (théorie fausse par ailleurs) et sur la question : que ferait-il si le cerveau fonctionnait à son maximum ? Sur le principe, je dis « pourquoi pas », sauf que la façon dont laquelle Scarlett Johansson y parvient est légèrement copiée à l’univers Marvel. On y voit la substance transformer ses cellules à l’instar du venin de l’araignée radioactive dans le corps de Peter Parker dans Spider-Man. J’avoue que cela fait très « je surfe sur la vague superhéros ». Dommage. Besson peut mieux faire. La question philosophique que le scénariste nous pose à la fin n’a pas grand intérêt.

L’insertion des plans type « documentaire de National Géographic et de Discovery Channel » n’aide qu’à illustrer les sentiments de Lucy ou les propos de Dr. Norman. En gros, ils ne servent à rien, sauf à rallonger le film pour atteindre les 1h29, palliant sans doute le manque de grosses scènes d’action.

Autre écueil : les méchants. Encore et toujours la mafia asiatique. Si Spielberg met des petits bonshommes verts ou gris un peu partout, Luc Besson nous fourgue des truands aux yeux bridés à toutes les sauces. Cela devient lassant à force.

Sinon, niveau interprétation : rien à dire. Scarlett Johansson joue très bien et prouve qu’elle est une combattante hors pair. L’interprétation de Morgan Freeman est parfaite en scientifique. Seul défaut : Amr Waked, acteur égyptien, qui campe un flic français. Sérieusement, on n’y croit pas une seule seconde, comme si nous n’avions pas assez d’acteurs francophones.

Le personnage de Caroline, la colocataire de Lucy, n’apporte rien à l’histoire, une sorte de ficus cinématographique.

Les effets spéciaux sont bien réalisés, offrant un joli esthétisme à l’ensemble. La musique, toujours signée Éric Serrat, est juste sublime.

Lucy reste un bon Besson, pas le meilleur, ni le pire. Il se laisse voir. À vous de vous faire une idée.

Bande-annonce :

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