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La nuit des Cœurs Froids, Esther Brassac

La nuit des Cœurs FroidsTitre : La Nuit des Cœurs Froids
Auteur : Esther Brassac
Date de sortie : 29/04/2014
Editeur : Editions du Chat Noir
Genre : steampunk
Pour qui : Adulte
Pour commander : Version broché

Résumé :
Harald était un vampire psychique heureux jusqu’à ce qu’une pénurie énergétique frappe les cadavres dont il se nourrit, mettant sa santé en péril. Très vite, il constate que ces dépouilles ont des organes aberrants et le mystère s’épaissit encore lorsque ses homologues buveurs de sang tentent, sans raison apparente, de stopper ses recherches. Avec l’aide d’amis, Harald découvre qu’il n’est pas seul victime de phénomènes pour le moins étranges : au même moment, Glasgow subit une vague affolante de suicides et voit l’apparition d’humains mutants. Tous ces événements ont-ils seulement un lien entre eux ? Nicolas Flamel, devenu immortel grâce à la pierre philosophale, observe, conscient de leur gravité. Il décide alors de réunir une équipe pour enrayer cette menace qui se profile à l’horizon.

Mais les enjeux sont-ils aussi évident qu’ils le croient ? Bien des surprises les attendent…

Avis d’Eresh : 1/10

Antoine Bouchardon débarque à Glasgow, pensant passer des vacances reposantes, à visiter musées et châteaux. Mais un malheureux concours de circonstances vont l’entraîner malgré lui dans une aventure des plus périlleuses, où la réalité n’est pas ce qu’elle semble être, où les vampires sont réels et dangereux, l’alchimie une voie de l’immortalité ou encore où les vortex temporels sont prêts à vous déchiqueter… Sa route croisera celle de personnages illustres, comme celle de Nostradamus, ou encore de la goule Pétunia qui tente de devenir détective et au langage pour le moins déroutant. Fort heureusement pour lui, sa rencontre (pas si fortuite que cela) avec Nicolas Flamel, fameux alchimiste, l’aidera à démêler cet imbroglio. Mais si son destin était écrit quoiqu’il fasse ? Peut-on vaincre sa propre mort ?

Alors bon, je le dis tout net, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout adhérer à cette histoire qui pour moi est sans queue ni tête. Pourtant, les premières pages m’ont titillée, en me demandant comment une intrigue aussi complexe allait pouvoir se dénouer. Eh bien très difficilement… J’ai eu l’impression que l’auteur avait l’esprit fourmillant d’idées mais qu’elle n’a pas su les intégrer correctement à son fil conducteur. Résultat, on se retrouve avec un pavé indigeste, nous assommant de termes pseudo-scientifiques qui rendent des passages de l’histoire abscons, comme ce court chapitre intitulé « La nébuleuse créatrice d’avenirs » où l’un des personnages, l’alchimiste Nicolas Flamel,  promène son essence au cœur d’un espace-temps fait de nébuleuses pouvant mûrir, éclater ou s’effondrer sur elle-même… En fait, ce ne sont pas tant les termes en eux-mêmes mais l’utilisation qui en est faite qui rend le tout difficilement imaginable.

De plus, les personnages ne m’ont pas convaincue : à forcer les traits, ils n’ont plus de crédibilité, ils deviennent des caricatures, celle du duo flics vieux/jeune, celle du doux savant fou (sous les trait du vampire psychique Harald), celle de la bonne âme un peu naïve, etc… Et je ne parle pas du personnage insolite voire ridicule pour moi de Pétunia, cette goule qui tente de sortir de sa condition de bête sauvage pour être détective mais qui n’est pas très au fait des us et coutumes humaines, ni de notre langage. Ce qui donne lieu à des dialogues loufoques, difficiles de compréhension puisque Pétunia n’utilise jamais les bons termes mais des synonymes pour tout… Très fastidieux et ennuyeux à lire. Du coup, je ne me suis attachée à personne et leur sort m’importait peu. J’avais perdu le goût de lire ce qui pouvait leur advenir, ce qui n’est jamais bon pour un lecteur.

Dernier point qui, au fil de la lecture, m’a réellement insupporté, c’est la fâcheuse tendance de l’auteur a transformer de manière grotesque des noms de personnages ou lieux connus en déplaçant ou changeant une ou deux lettres. Je sais bien que l’intrigue prend place dans un univers parallèle resté dans l’ère victorienne mâtinée de steampunk mais ce n’était pas fait de manière subtile, voire même incohérente. Pourquoi transformer Sherlock Holmes en Shorleck Helmes ou Conan Doyle en Conan Dayle, Bram Stoker devenant Brom Stalker mais pas le nom d’autres personnages de l’Histoire très connus comme Nostradamus ? Les figures célèbres ne sont pas les seules à subir ce traitement, les lieux géographiques aussi comme Paris/Parys, la France/ les Gaules Unies mais ce n’est pas le cas pour Glasgow par exemple, ce qui, pour moi, est incompréhensible. Soit on change tout (même les références littéraires) soit on ne touche à rien, ce qui ne dessert aucunement un univers steampunk.

J’ai donc été plus que déçue par ce livre qui pourtant, par la 4ème de couverture et la très belle illustration de Catherine Nodet m’attirait. Mais au final ce pavé s’est révélé à mon goût indigeste, brouillon et par moment même incompréhensible. A mes yeux il ne fait pas abouti, trop d’idées tue les idées… Il m’a fallu un véritable acharnement pour en venir à bout. Mais la lecture étant subjective, qui sait, il saura peut-être vous interpeller, mais dans le bon sens !

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