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La Meute du Phénix, Tome 1, Trey Coleman, Suzanne Wright

la meute du phénix tome 1Titre : Trey Coleman
Titre en V.O : Feral Sins
Saga : La Meute du Phénix
N° du tome : 1
Auteur : Suzanne Wright
Date de sortie : 27/09/2013
Editeur : Milady
Genre : bit-lit
Pour qui : Adulte
Pour commander : Format PapierFormat Kindle

Résumé:

Au sein de sa meute, Taryn Warner est connue pour trois choses : son caractère bien trempé, son pouvoir de guérison hors du commun et son incapacité chronique à se transformer. La louve qui dort en elle ne s’est jamais manifestée, ce qui agace particulièrement son père. Parce qu’il est tenté de l’unir à vie à un autre lycanthrope, un mâle alpha que Taryn déteste cordialement, les perspectives de cette dernière sont assez réduites.

Jusqu’au jour où elle est enlevée par Trey Coleman, un alpha redouté d’une autre meute. Bien que décidée à lui résister, Taryn est irrémédiablement attirée par lui. Mais le meilleur arrive lorsque son geôlier lui fait une proposition une proposition alléchante qui leur profiterait à tout les deux: former une alliance temporaire -et surtout un couple- avec lui pour échapper à celui qu’on lui a promis.

L’Avis de LLyza : 1/10

Fuyez pauvre fou !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez l’aventure, l’urban fantasy, les univers travaillés, les personnages complexes, attachants et une plume addictive et riche. Fuyez ! La meute du phénix fait partie des sagas qui tirent la Bit-Lit vers le bas. Promouvoir ce tome en disant qu’il s’agit d’une révélation de l’année en Bit-Lit me fait saigner des yeux tant la définition est faussée, il ne s’agit ni d’un urban fantasy, ni d’une romance paranormale même si en y regardant de plus près cette dernière lui conviendrait mieux. J’aime l’appeler comme de la BitE-Lit ou alors de la p0rn « romance ». Ne croyez pas que je suis « coincée » ou autre chose dans le genre, c’est juste que d’autres séries vous offriront cette dose de sexe sans être vulgaire et mal écrit comme Riley Jenson, les sagas à couples Le Clan des Nocturnes ou La Confrérie de la Dague Noire…

Le tome 1 de la Meute du Phénix fut pour moi en 2013 ma plus mauvaise et douloureuse expérience en littérature.

Ne vous fiez donc pas à la couverture douce et romantique (one point for the graphiste), le livre n’en a aucune trace. Si on se fit à la quatrième de couverture, on pense avoir affaire à une histoire d’amour, certes classique (ils ne peuvent pas se saquer, mais ils finiront ensemble) enrichie avec une trame d’action et de loup-garou pour la partie mystique ; or ces 600 pages ne sont que scènes de cul à la limite de l’agression/viol aussi mauvais qu’un youporn amateur. Suzanne Wright a un sérieux problème avec les hommes, le rapport homme-femme est désastreux. Quand une personne dit — non, c’est non., à aucun moment c’est un — oui ou un — peut-être, continue et met moi un doigt dans le cul. C’est vrai qu’elle femme saine d’esprit n’aimerait pas se réveiller avec des doigts d’inconnu en elle ?! Vous l’aurez compris, Suzanne Wright a l’âme d’une poète (et m’inspire), les termes crus sont présents à chaque instant, aucune nuance… comme si tout avait été écrit d’une seule traite. Le problème n’est pas l’utilisation de la vulgarité, mais bien de son dosage.

Il n’y a aucun travail de réécriture, le texte est d’une pauvreté alarmante (même mes rédactions en CM1 possédaient plus de complexités grammaticales), c’est répétitif et sans attrait. Il n’y a pas d’action. Je ne suis pas mauvaise, je vous assure ! La mort d’un corbeau prendra autant de pages que le combat contre le fameux méchant, et croyez-moi, le corbeau ne doit pas dépasser les 4 pages. Nous subissons donc les nombreux assauts de Trey sur Taryn (griffures, étranglements, dialogues riches et romantiques *sarcasme*) ou les fatigantes joutes verbales (tant mises en avant par les avis positifs) entre Taryn et Greta Oui c’est drôle la première fois, mais comme dit plus haut : rien n’est dosé, ça manque de finesse et surtout de crédibilité. Il s’agit d’une grand-mère et surtout celle de Trey, sa seule famille, et l’absence de respect y est impressionnante, ce qui finit par nous faire rouler des yeux devant tant d’âneries.

Du coup, tout est dans l’exagération, Taryn aurait pu être un personnage comme je les aime avec ce gros caractère, mais en étant « dans le tout le temps », ça devient lourd et répétitif. Elle ne fait qu’aboyer pour un rien. Je reconnais quelques phrases bien placées, mais elles sont éclipsées par tous ces défauts. Que dire de Trey ?… Trey… Trey… quand je lis que c’est un psychopathe, dominant et jaloux, j’ai envie de vous dire qu’il vous manque quelques lectures sur les métamorphes mâles… se cacher derrière la nature animale n’exclue pas le respect d’autrui et il en manque méchamment. Puis, en quoi est-il un tueur psychopathe ? Pour ses touchers rectaux ? Je ne vois que ça.

Les personnages n’offrent aucune complexité, aucun sentiment fort et c’est ce qui sauve généralement un livre quand il manque d’action ou d’un phrasé un peu travaillé. J’ai beau tenter de m’accrocher à quelque chose (nan je déconne) (peut-être à la b*** de Trey), c’est un véritable navet qui vient prendre la place d’autres séries arrêtées. S’il n’avait fait que compléter une collection, je tempérerais mes propos (ou pas), mais on nous tue l’urban fantasy/bit-lit à petit feu en nous remplaçant par des titres qui figureraient normalement au rayon romance paranormale. On nous pond des trucs sans charme et à force de s’en accommoder, on n’a pas fini d’en bouffer.

L’Avis de Chiara : 3/10

Alors que je restais sagement au coin du feu dans mon petit chalet au fin fond des bois du Ponant, j’ai décidé d’accentuer ma chaleur corporelle en lisant ce roman qui touchait à ma passion : les loups.

Non en fait j’étais chez mon copain à l’attendre et je n’avais rien d’autre à faire que de le lire !

Et pourtant, une fois commencé, je l’ai littéralement dévoré !

Mais pourquoi donc ?

Alors qu’il est composé à 99,9 % de scènes de cul (oui cul dans tous les sens du terme), que la vulgarité des propos de l’héroïne commençait sérieusement à échauffer (d’autres sens que ma libido) et que les joutes verbales avec la grand-mère étaient tellement prévisibles qu’on sentait réellement la discussion de l’auteure avec elle-même !

Et bien j’ai retrouvé un petit peu de ce qui m’avait tant plu chez Anital Blake et Kelley Armstrong, l’instinct de la meute. Sa solidarité, son amitié et l’affection qui lit les membres entre eux.

Oui alors je ne suis pas bien difficile, car ces moments sont rares, mais très bien décrits.

L’histoire en elle-même reste basique : une jeune femme forte (un peu genre Elena), au tempérament bien trempé, qui se retrouve au cœur d’une lutte de pouvoir au sein de la meute de Trey Coleman.

Celui-ci, refroidi par son histoire familiale, va tout faire pour nier l’attirance qu’il éprouve pour Taryn.

Tout autour d’eux, une galerie de personnages se met en place, plus ou moins attachante, semblable à bon nombre de compagnons d’autres séries. Nul doute que chacun aura droit à ses quelques pages de « célébrité » ! Néanmoins, j’ai bien aimé Dominic, le loup aux blagues franchement graveleuses. On a autant envie de lui balancer le torchon dans la tronche que certains personnages ! Et c’est là que je me suis retrouvée à apprécier le roman : on a par moment envie de partager cette complicité et j’ai été contente de ces échanges tout à fait crédibles. D’autre part le cadre est très efficacement posé, avec les enjeux et la hiérarchie de la meute. Il y a toute une part explicative sur le caractère des bêtas, des alphas, des loups dominants et des soumis qui est intéressante.

Mais voilà, trop de trop tue le trop : trop de scène de sexe, on les voit venir à des kilomètres à la ronde ; trop d’incohérence dans les joutes verbales avec la grand-mère de Trey. Et bien évidemment une intrigue tellement évidente que je voudrais spolier que je n’y arriverais point !

La révélation Bit-lit de l’année vous dites ? Ha bon….

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