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Edito de Mars – Les adaptations littéraires : de mal en pis ?

camera-lens-icon1Depuis tout temps, depuis que le cinématographe est né grâce aux frères Lumière, les hommes ont toujours voulu transcrire les œuvres sur grand écran. Tout le répertoire y est passé : Les Trois Mousquetaires, Tarzan, King Kong, etc. Et ainsi de suite, les années se succèdent et apportent leur lot d’adaptation de livres avec plus ou moins de réussite.

Il y a de toute façon à boire et à manger dans un livre que l’on transpose. Il faut faire des choix, de préférence judicieux, mais tellement frustrant pour le « fan » qui aurait adoré avoir l’intégralité du roman. Il clamera haut et fort qu’il n’y a rien de plus énervant de se voir porter à l’écran sa saga préférée et se rendre compte que le long-métrage n’est pas fidèle à l’œuvre originale. En même temps, voudriez-vous visionner un film qui dure 3 h 45 retraçant les 300 pages de votre héros favori ? Même dans le Seigneur des Anneaux, des coupes ont été nécessaires, car sérieusement, cinq heures de film auraient probablement eu raison de la motivation des spectateurs.

Certaines fresques littéraires passent par la case Télévision, à la plus grande joie de la cohorte des fans. On a le droit de penser que les scénaristes seront plus fidèles, puisqu’ils vont disposer d’un nombre conséquent d’épisodes, généralement une petite poignée de 13 épisodes, soit 585 minutes, autrement dit 9 h 45. Force est de constater que là aussi, rien n’est moins sûr. Si, au départ, l’équipe de production s’attèle à coller absolument au récit original, au fur et à mesure des saisons, cela s’en éloigne de plus en plus, laissant place à une succession d’aberrations grossières, comme pour True Blood. Actuellement, Bitten, série adaptée de la saga de Kelley Armstrong, commence à prendre ce chemin. Si les premiers épisodes tendaient vers l’indéfectibilité quasi totale, au bout du septième épisode, ce n’est plus cas. À l’instar de Dresden, en son temps…

Il faut parfois se rendre à l’évidence : une version, qu’elle soit cinématographie ou télévisuelle, ne sera jamais parfaite, aura toujours des lacunes et nous procurerons de sursauts linguistiques vulgaires et diffamants. L’adaptation d’une œuvre est une preuve d’affection indéniable, mais, qui comme dans chaque histoire d’amour doit apporter son lot de compromis. Doit-on systématiquement rester sur le chemin vertueux de la sagesse ? Doit-on tout accepter par amour ? Ne doit-on pas prendre des libertés afin de donner sa touche personnelle ?

Nobody’s perfect

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