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Doctor Who – Saison 9 – 2015

11161354_845446395510053_8563924174007703955_n1Titre : Doctor Who
Titre en VO : Doctor Who (2005)
Date de 1ère Diffusion VO : 19 septembre 2015 (BBC One)
Date de 1ère Diffusion VF : 26 décembre 2015 (France4)
Genre :  Science-fiction.
Pour qui : A partir de 12 ans
Nombre d’épisode : 12
Avec : Peter Capaldi (le Docteur), Jenna-Louise Coleman (Clara Oswald),
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Résumé  d’après Allociné :

Extraterrestre de 900 ans, le Docteur est un aventurier qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui, pour mieux s’adapter à l’environnement, a l’apparence d’une cabine téléphonique. Le Docteur voyage en compagnie d’une jeune fille. Ensemble, ils font de nombreuses rencontres sur les diverses planètes qu’ils explorent…

L’avis de JackHarkness : 7/10

Après avoir éradiqué la menace de Missy sur Terre, le Docteur décide de voyager seul afin de se reconstruire. Mais lorsqu’une terrible menace arrive sur Terre, Clara et l’UNIT décident de le retrouver afin de les aider.

Cette saison renouvelle le mythe du Docteur, fait le lien avec les autres saisons, ainsi qu’à l’épisode du 50e anniversaire, mais encore une fois, Moffat ne sait pas doser le fan service et expédie des réponses dans les dernières minutes de la saison.

L’intrigue principale est moins complexe que la saison précédente. Notre Seigneur du temps, qui a l’art et la manière de se poser une myriade de questions à la seconde, décide enfin de se rapprocher des humains, de la Terre, planète qu’il a accueillie. Mais, un danger, que lui seul a créé, se propage à travers le temps et l’espace dans le seul de vaincre les Seigneurs du Temps.

Je dois avouer que le découpage de la saison est agréable. 11 épisodes en sont faits 5 téléfilms avec un épisode classique en plein milieu de la saison. Cela permet d’avoir des histoires mieux construites, mieux développées. Je reconnais que Moffat excelle dans cet exercice de proposer une histoire cohérente et dynamique en 1h30, un peu comme il le fait avec Sherlock. D’ailleurs, le seul épisode que je n’ai pas apprécié est l’unitaire de 45 minutes, scénarisé par Mark Gatis dont la réalisation est atroce et l’intrigue fade.

Mais chasser le naturel, il revient au galop. Moffat nous expédie le dénouement de la saison en trois ou quatre cuillères à pot sans se soucier si les téléspectateurs vont accrocher ou non. Les informations fusent et nous n’avons pas le temps de les intégrer. Et la fin de saison se relève être plus à un copié-collé de la saison 4. Sérieusement, être showrunner et avoir aussi peu d’imagination relève de l’arnaque.

La seule chose qui a retenu mon attention et qui a été convenablement expliquée est le pourquoi du visage de ce docteur, faisant ainsi un lien avec Les Feux de Pompéi. C’est tout en subtilité, en nuance et surtout bien amené, offrant ainsi un changement de comportement du Seigneur du Temps.

Le départ de Clara est plus que bâclé. Oui, j’ai failli tirer ma larme, car Clara, pour moi, dans la même trempe que Rose, à la fois, drôle, espiègle et aventurière. Ce compagnon va terriblement me manquer. Mais le traitement de son éviction est plus que mauvais, même s’il ouvre à de nouvelles perspectives, à un possible spin-off.

Ce que je regrette vraiment, depuis l’arrivée de Moffat, c’est le manque de méchant charismatique. On ne peut pas dire que le personnage de Maisie Williams qui interprète Ashildr en soit un à proprement dit. Certes, Maisie joue juste, campe bien son rôle, mais, là encore, la révélation de ses agissements nous laisse sur notre faim.

Bien sûr, le retour de Gallifrey était en suspens depuis un certain temps. Moffat décide enfin à l’exploiter sur la fin de saison et je dois dire que ce n’est pas une grande réussite. Tout va vite, rien n’est expliqué.

Moffat a voulu tenter la métamorphose du tournevis sonique en une paire de lunettes sonique. Si sur le papier l’idée semble rigolote, au fil des épisodes, je trouve que cela est gadget. Vivement son retour !

Niveau jeu, Peter Capaldi est extraordinaire. Il campe enfin son propre Docteur, en y incluant sa touche personnelle. Il n’est plus dans la caricature de Matt Smith ou dans un jeu dramatique, et cela fait du bien. Quant à Jenna Coleman, elle est impeccable.

En conclusion, cette saison 9 de Doctor Who est plaisante, mais sans plus avec un traitement de fond approximatif. Elle me réconcilie, légèrement, avec Moffat. Attendons de voir la suite.

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