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Doctor Who – Saison 8 – 2014

doctor who peter calpadiTitre : Doctor Who
Titre en VO : Doctor Who (2005)
Date de 1ère Diffusion VO : 23 août 2014 (BBC One)
Date de 1ère Diffusion VF : Inédit (France4)
Genre :  Science-fiction.
Pour qui : A partir de 12 ans
Nombre d’épisode : 12
Avec : Peter Capaldi (le Docteur), Jenna Coleman (Clara Oswald)
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Résumé  d’après Allociné :

Extraterrestre de 1100 ans, le Docteur est un aventurier qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui, pour mieux s’adapter à l’environnement, a l’apparence d’une cabine téléphonique. Le Docteur voyage en compagnie d’une jeune fille. Ensemble, ils font de nombreuses rencontres sur les diverses planètes qu’ils explorent…

Note moyenne : 6/10

L’avis de JackHarkness : 4/10

Après sa régénération dans l’épisode de Noël The Time of The Doctor, le Docteur se pose énormément de questions existentielles sur lui et sur Gallifrey, sa planète d’origine. Accompagné de Clara, il tente de sauver l’Univers. Dans l’ombre, une ennemie redoutable prénommée Missy guette les faits et gestes du Seigneur du Temps.

Grand fan de la série, je trouve que cette saison est l’une des pires qu’il m’est donné de regarder. La faute en revient essentiellement au showrunner, Steven Moffat. L’intrigue principale est, certes intéressante, mais ne casse pas trois pattes à un canard. Les épisodes en eux-mêmes sont majoritairement fades et insipides en raison de la pauvresse des histoires.

Moffat semble penser que faire du fan service dans tous les épisodes relèverait le niveau, il n’en est rien. Bien au contraire, ces moments ne sont présents que pour combler la faiblesse scénaristique. Seules les pastilles de conclusions dans lesquelles intervient Missy suscitent un minimum d’intérêt. Et encore, pas toujours.

La première partie de la saison est une succession d’aventures aussi niaises les unes que les autres, notamment le 1er épisode, Deep Breath, d’une durée de 80 min. Certes, il permet d’offrir une entrée de Capaldi dans le costume du Seigneur du Temps et de renouveler la relation entre lui et Clara, mais il faut s’en tenir là. Je crois que je ne me suis jamais autant ennuyé que durant cet épisode, malgré la présence du Paternoster Gang : Madame Vastra, Jenny Flint et Strax. Mais la palme de l’épisode inutile revient à Robot of Sherwood écrit par Mark Gatiss et leur rencontre avec Robin Wood.

La seconde moitié relève un peu le niveau, mais ce n’est pas extraordinaire. Quelques épisodes sont bons tels que : Time Heist (8.05) ou Mummy on the Orient Express (8.08).

L’équipe de scénaristes a voulu apporter une touche de glamour avec la romance entre Clara et Danny Pink, un prof de maths du collège dans le lequel la jeune compagne du Docteur enseigne. L’idée est forcément intéressante, plutôt bien exploitée, mais le dernier épisode, écrit par Moffat lui-même, casse et anéantit tout. C’est vraiment dommage, et j’oserai même employer le mot de honteux.

La révélation de la véritable identité de Missy est convenue, mais un peu inattendue. L’interprétation de Michelle Gomez est époustouflante.

Quant à celle de Peter Capaldi, elle est plutôt juste. Il campe un Docteur plus mature, plus introverti, plus dans la retenue, ce qui contraste fortement avec le côté chien fou du 11e Docteur avec Matt Smith dans le rôle.

J’ai vraiment une affection particulière pour le personnage de Clara qui évolue assez bien dans l’ensemble. Elle est moins nunuche d’Amy Pond, ce qui est déjà pas mal. Jenna Coleman l’interprète toujours aussi bien.

Le gros défaut de la saison repose sur l’absence de River Song. Ce personnage apporte de la fraîcheur et temporise le Docteur.

Les deux épisodes finaux sont bons, mais la résolution est navrante, tant aussi bien pour le Docteur que pour Clara avec ces successions d’évènements tragiques. Il y a de l’émotion, certes, mais qui tend vers le pathétique. Vraiment dommage. Je m’attends à autre chose.

En conclusion, la huitième saison de Doctor Who est vraiment en dessous des précédentes dont la raison en revient exclusivement à Steven Moffat qui nous livre des histoires creuses et inintéressantes.

L’avis de LouisGray : 8/10

Cette chronique de la saison 8 de Doctor Who est aussi bien la mienne qu’une petite confrontation amicale avec mon confrère JackHarkness, donc je vous invite à lire sa chronique avant de lire la mienne.

Dans The Time Of The Doctor, Matt Smith cède sa place à Peter Capaldi. Autant dire que le challenge est important tant Smith a réussi à s’approprier la sympathie des fans. Mais je pense que si l’on est fan de cette série, on doit être capable d’accepter les changements qui découlent de la régénération du docteur. Après tout, ce serait un comble qu’un fan de Doctor Who ne l’accepte pas.

Si j’avais envie de revoir un docteur plus mature dans la nouvelle série, je dois avouer que j’étais TRES enthousiaste lorsque le choix s’est porté sur Capaldi. Et dès le premier épisode, l’acteur ne m’a pas déçu une seule fois. Ce nouveau docteur essaie de se comprendre un peu mieux lui-même (après tout, à force de changer aussi souvent, il est fort probable que l’on se perde en route). Donc au final, le docteur est-il un homme bien ?

Clara, interprétée par l’incroyable Jenna Coleman (je ne vous cache pas que je l’adore), est tout simplement incroyable. Dans la saison précédente, au côté de Smith, elle sortait déjà du lot par rapport aux autres compagnes du Docteur. Comme Donna avant elle, elle a une grande gueule, elle n’hésite pas à contredire le docteur et j’ai vraiment aimé cela. L’apothéose de cette relation est mise en avant dans une scène de l’avant-dernier épisode, au cœur d’un volcan, lorsqu’il est question de clé. Incroyable !

Tout au long de la saison, nous apercevons une femme d’âge mûr, stylisé à la Mary Poppins (et l’image m’a été confirmée, vous verrez) qui se révèle finalement lors de l’avant-dernier épisode. Si je n’avais pas été spoilé par les Anglais, je crois que cela m’aurait réellement étonné. Un chapeau bas pour l’interprétation de Gomez dans ces deux derniers épisodes. Bravo !

Le point négatif dans cette saison est Danny. Oui, comme tout le monde, j’aime les love story. Mais comment passer après les Pond et surtout « Pourquoi ? ». Alors que nous avons une relation plus mature entre Clara et le Docteur, on nous offre une histoire d’amour un peu patho, où Danny est sacrément lourdingue, pas franchement charismatique d’ailleurs et beaucoup trop…. torturé à mon sens. Vous l’aurez compris, cette histoire ne m’a pas plu.

Dans l’ensemble, contrairement à JackHarkness, j’ai vraiment apprécié cette nouvelle saison. Pourquoi ? Pour Capaldi et Clara principalement. Si certains épisodes sortent du lot pour moi : Kill the Moon, je l’ai adoré, certains sont en effet pas terribles. Je rejoins l’avis de mon confrère en citant Robot of Sherwood qui m’a ennuyé tout le long. C’est dommage quand on sait que la saison n’a pas beaucoup d’épisodes. Je ne jetterai la pierre à personne, mais il me semble que c’était un peu pauvre par moments, en effet.

J’ajouterai que comme lui, j’aurais adoré revoir River…. Parce que River, bah c’est River quoi. Avec elle, la série atteint des sommets.

Mais je m’insurge et je note la série haut pour soutenir Capaldi qui a dû supporter des critiques impensables de la part de pseudo fans qui ne supportent pas le changement. Pour moi, cela m’horripile.

J’espère que Capaldi aura de nombreuses saisons encore devant lui pour nous montrer cette étincelle qu’il a dans le regard. Depuis David Tennant, je dois avouer que je n’avais pas eu autant de plaisir à suivre le docteur. Le temps de la maturité est là, et il était le bienvenue.

J’ai vraiment pris un très grand plaisir à retrouver Doctor Who pour cette huitième saison, j’ai apprécié les liens avec la première série ou avec Matt Smith (comme le coup de téléphone dans le premier qui m’a bouleversé).

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