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Diabolus in Musica, Céline Rosenheim

diabolus-in-musicaTitre : Diabolus in Musica
Auteur : Céline Rosenheim
Date de sortie : 01/06/2015
Éditeur : Éditions du Chat Noir
Genre : Fantastique/Horreur
Pour qui : à partir de 14 ans

Résumé :
Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens.
J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

L’Avis de Lilysatis : 7/10

Ayant eu un coup de cœur absolu pour son recueil de nouvelles « À l’encre de tes veines », j’étais curieuse de retrouver Céline Rosenheim dans un format plus long.

« Diabolus in Musica » est un récit à la première personne. C’est Yann, musicien de black métal en dehors des clous, qui raconte l’aventure incroyable et terrible qu’il va vivre avec ses camarades de jeu. En effet, Yann a un don particulier, et ce don lui révèle la menace qui pèse sur le milieu particulier du black métal. Angoisse, folie, bataille, suicide et présence maléfique, voilà ce contre quoi le jeune musicien va devoir se mesurer.

Sans surprise, la qualité de l’écriture de Céline est là. Associée à la noirceur du récit, la poésie du rythme et des sentiments fait entrer dans cet univers sombre et décalé, laissant le lecteur rempli d’empathie pour les tourments des personnages. L’auteure maîtrise son style et joue avec les codes du fantastique teinté d’horreur.

L’univers est cohérent par sa multitude de détails qui donnent une atmosphère feutrée, cachée, presque incompréhensible aux yeux des profanes. Sans nul doute, Céline connaît le milieu du métal, ou au moins, elle a fait des recherches poussées. Grâce à cela, il est presque possible au lecteur d’entendre une musique au détour d’une page, d’entendre un riff de guitare ou un couplet chanté. C’est là tout le talent de Céline en ce qui concerne la mise en place de son univers.

En ce qui concerne le scénario, tout va très vite. On plonge directement dans le cœur de la menace, mais l’action est entrecoupée de longs moments contemplatifs de Yann sur sa condition, sa vie, son passé et son futur. Certaines scènes sont extrêmement détaillées et donnent toute l’ampleur de la peur ressentie et du Mal qui rôde. Au contraire, je ne saurais dire si j’ai apprécié les autres personnages tant ils apparaissent fugacement. Nyx, par exemple, malgré son importance dans la dernière partie du récit, m’est apparue comme un fantôme dans la vie de Yann.

« Diabolus in Musica » n’est pas un coup de cœur, peut-être à cause du format un peu court. Mais c’est véritablement une belle continuité dans la découverte du monde de Céline Rosenheim, à qui je souhaite de nombreuses autres publications.

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