SF

Doctor Who, Tome 45, Les Morts de l’Hiver, James Goss

Titre : Les Morts de l’Hiver
Titre en VO : Doctor Who : Dead of Winter
Saga : Doctor Who
Nº du tome: 45
Auteur: James Goss
Date de sortie: 26/10/2012
Éditeur: Milady
Genre: SF
Pour qui: À partir de 15 ans
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Résumé :

Dans une clinique isolée sur la Côte d’Azur, au XVIIIe siècle, une petite fille solitaire écrit à sa mère. Elle lui révèle des secrets inavouables et évoque de mystérieuses silhouettes sans visage, venues de la mer. Elle lui raconte également l’arrivée de l’énigmatique Amy Pond, accompagnée de son mari et de son médecin… Elle se garde bien de dire à sa mère que les malades ne guérissent jamais : la seule chose qui les attend dans cette clinique, c’est la mort.

L’avis de JackHarkness : 5/10

Nous retrouvons Rory, Amy et le Docteur dans une nouvelle aventure.  Pour remettre dans le contexte, nous sommes après le dernier épisode de la saison 5, une fois que Rory et Amy se soient mariés. le TARDIS les amène sur le Côte d’Azur, en 1783. Ils arrivent dans une charmante clinique, peuplée de personnages plus énigmatiques les uns que les autres.

Maria, la petite fille, qui séjourne dans cet établissement, écrit à sa mère et lui relate les différents évènements qu’il s’y passe, en lui gardant bien de lui dire la plus triste des vérités : toute personne entrant dans cette clinique en ressort mort.

Il fallait bien que cela arrive un jour. Je n’ai pas aimé ce tome de Doctor Who. Je me suis ennuyé du début jusqu’à la fin. Et pour plusieurs raisons.

La première, et pour moi, le plus rédhibitoire, est que ce roman un mélange des genres.  Il est à la fois épistolaire et narratif à la première personne. On suit la correspondance de Maria avec sa mère et de M Neville avec un certain Octavius, S’ajoute à cela, les feuillets du journal intime du Dr Bloom, le responsable de la clinique. Et j’allais oublier des chapitres relatant respectivement les pensées d’Amy, de Rory et du Docteur.

N’en jetez plus, la coupe est pleine. Je suis ressorti de ma lecture avec des céphalées digne de ce nom.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a voulu essayer à ce type d’écriture. Il ne fait que perdre le lecteur au gré des pages. Ce qui relève de l’exploit sachant que la nouvelle ne fait que 284 pages.

Pourtant l’intrigue en elle-même est plaisante avec ces créatures aquatiques manipulées par le méchant de service, mais qui essayent d’aider les malades à guérir. La petite Maria est attachante malgré tout. On se demande bien ce qu’elle fait ici, dans cet établissement mortuaire.  Même l’idée de faire perdre la mémoire aux trois passagers du TARDIS est rigolote.

Le principe est plaisant. Il y a la pâte Doctor Who. Mais les divers allers et venues de style narratif ont cassé mon « groove » et ma lecture.

Amy restera toujours Amy. Exaspérante à souhait. Elle tente de se sortir de ce guêpier mais comme toujours plus elle essaye, plus elle s’envenime.  Pour être original, il arrive à Rory ce qui lui arrive dans les trois quart des épisodes télévisuels : il meurt puis ressuscite. D’une banalité affligeante. Le Seigneur du Temps est égal à lui-même : des longues diatribes et  un brin de folie.

On est donc dans une nouvelle sans surprise notable et donc le style de narration gâche tout. Dommage .

La Constellation du Diadème, Tome 1, Olium, Brian Herbert & Kevin J. Anderson

Titre : Olium
Titre en VO : Hellhole
Saga : La constellation du Diadème
Nº du tome: 1
Auteur: Brian Herbert & Kevin J.Anderson
Date de sortie: 03/10/2012
Éditeur: Orbit
Genre: SF
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander : Cliquez Ici

Résumé :

On l’appelle Fond de l’Enfer. Parce qu’il n’existe pas de planète plus inhospitalière dans toute la Zone Profonde. Stérile, éloignée de tout, balayée par d’effroyables tornades et secouée d’éruptions volcaniques… Fond de l’Enfer est l’exil des vaincus de la guerre civile, un endroit pour les parias.

Mais l’ancien général rebelle Adolphus est décidé à changer la donne. En formant une coalition clandestine contre le gouvernement corrompu et tyrannique qui dirige les 74 mondes de la Constellation, il tente de transformer Fond de l’Enfer en un lieu d’opportunités.

Ce que tous ignorent, c’est que la planète maudite cache en son sein un extraordinaire secret.

La Constellation du Diadème, une fresque passionnante et intemporelle, est le nouveau cycle de deux grands noms de la science-fiction : Brian Herbert et Kevin J. Anderson. Tous deux poursuivent parallèlement la célèbre saga de Dune, de Frank Herbert, le père de Brian.

L’avis de JackHarkness : 8/10

Olium est décrit comme un space-opéra. Généralement, ce genre d’accroche me fait fuir. Je ne peux me l’expliquer.

ici, Olium, le premier tome de la saga La Constellation du Diadème, nous conte l’histoire du général Adolphus qui, à la suite sa défaite durant la guerre civile contre la Diadème Michella, est exilé sur Fond de l’Enfer, une planète des plus inhospitalière de la Zone Profonde, l’un des mondes de la Constellation.

Cette planète sert de seconde chance aux parias de la société. Durant une expédition, deux jeunes hommes Vincent et Fernando découvrent un lac à l’eau visqueuse. Il s’avère que ce n’est autre que de l’Olium, un liquide qui conserve la mémoire des Xayens, les anciens habitants de la planète.

Ce fût pour moi une agréable surprise. Je ne m’attendais pas à être happé comme ça.

L’histoire est hautement prenante. Il n’y a pas de temps mort. On suit avec plaisir les intrigues politiques, les manigances, les tromperies, etc. Les nombreux flash-back ne ralentissent pas l’histoire principale, au contraire. Ils donnent des explications logiques sur le comportement des protagonistes, sur les relations entre eux.

Michella, la chef suprême de la Constellation, est d’une cruauté incroyable. Elle est odieuse, machiavélique à souhait  et détestable. Adolphus, quant à lui, est le preux militaire qui essaye de faire abolir le système.

Les autres personnages sont assez plaisants, mais sans plus.

Il y a quand même des points négatifs dans cet opus.

Les aliens par exemple. L’Olium sert à conserver les âmes des anciens Xayens. Les humains servent de réceptacle pour qu’ils puissent revivre… Cela m’a fait pensé aux Goa’uld ou lesTok’ras dans la saga Stargate.

Ils veulent faire leur Ala’ru, une sorte d’élévation de conscience… Comme dans Stargate avec l’Ascension des Anciens.

Bref, du déjà-vu et un poil surfait…

L’autre fait négatif est la syntaxe. Tous les trois-quatre paragraphes, nous avons droit à la conjonction de coordination Bien que… Et c’est très énervant. Certes, c’est peut-être un tic d’écriture, mais les traducteurs auraient utilisé des synonymes tels que Même si, Encore que, Malgré que  ou Quoique… Ce ne sont que des détails mais qui changent grandement la lecture. Au moins cela aura le mérite de faire apprendre à nos chers adolescents l’emploi du subjonctif après bien que… Un mal pour un bien, sûrement.

Moralité, un bon livre, de l’action, une intrigue qui donne envie de lire la suite. Un très bon space-opéra qui me réconcilie avec le genre.

Gaïa, Yannick Monget

Titre : Gaïa
Auteur: Yannick Monget
Date de sortie: 13/07/2012
Éditeur: Bragelonne
Genre: SF
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander :  cliquez ici

Résumé :

Et si un jour l’homme prédateur devenait la proie, à son tour menacée d’extinction ?

Le monde sombre dans le chaos : un phénomène nouveau et inexpliqué affecte les écosystèmes du monde entier. Le comportement des animaux est bouleversé, les espèces végétales sont frappées d’impossibles mutations alors qu’une étrange épidémie se répand, qui pourrait causer la mort de millions de personnes.

Au coeur de la forêt tropicale amazonienne, Alexandre Grant, P.-D.G. d’une société de biotechnologie américaine, rencontre Anne Cendras. La célèbre biologiste française est convaincue que ce cataclysme n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, mais qu’il menace la survie de toute l’humanité.

Aucun gouvernement ne sait comment enrayer ce phénomène et déjà le contact est rompu avec certaines régions du globe. Seuls quelques individus, que tout oppose en apparence, sont bien décidés à comprendre et à lutter?

L’avis de JackHarkness : 8/10

Notre Terre. Cela fait 4,5 milliards d’années qu’elle tourne autour du Soleil et 10 000 ans que l’Homme la peuple. Nous l’utilisons, nous la récoltons ses fruits. Mais il faut voir dans quel état nous la rendons. Et si un jour, la Terre se réveille. Que se passera-t-il ? Quel fléau nous tombera dessus ?

C’est tout l’enjeu du livre de Yannick Monget.

C’est l’histoire d’Alexandre Grant, un PDG d’un grande entreprise, avec tous les stéréotypes qui vont avec, qui se retrouve en quarantaine à la suite d’une mystérieuse maladie qui fait irruption soudainement. Une semaine après le début de son confinement, la base est inondée et le groupe de militaire regagne la surface. Et c’est le choc. Paris s’est transformé en jungle équatoriale.

On est de suite happé pour le récit qui nous fait poser beaucoup de question au fur et à mesure de la lecture.  Surtout sur le mythe de Gaïa. Une légende amérindienne  qui veut que la Terre, un jour fera subir la vengeance sur les hommes. Mais il faut  attendre la toute fin du livre pour comprendre. Et je dois avouer que franchement, on ne s’attend pas à ça. On est à la fois choqué et terrifié. L’intrigue est bien ficelée. Pas de temps mort. Les explications scientifiques ne sont pas soporifiques. On sent que Yannick Monget a voulu que ces propos soient le plus pédagogue possible, et c’est la cas. Une réussite de ce côté-là.

Les personnages sont sympathiques mais qui n’échappent pas aux clichés. Les militaires bourrus mais pas trop avec du sens de l’humour, le PDG vénale, la scientifique sexy mais au tempérament de feu.  On prend plaisir à suivre Alexandre et à le suivre dans sa transformation durant les évènements.

Le seul point négatif revient à la localisation des évènements. Pendant le premier tiers du livre, l’action se déroule dans un Paris transformé, où règnent des animaux dangereux, une forêt vivante dans tous les sens du terme. Mais, voilà. Le reste d’intrigue se passe à New-York. Je ne vais pas faire de l’anti américanisme primaire, mais je trouve que NY en mode post-apocalyptique c’est « too much ». Déjà-vu. Dommage.

Moralité : ce livre ne nous laisse pas indemne une fois fini et donne à réfléchir sur notre comportement envers la Dame Nature. Un bon moment de lecture.

Doctor Who, Tome 44, La Lune du Chasseur, Paul Finch

Titre : La Lune du Chasseur
Titre en VO : Doctor Who : Hunter’s Moon
Saga : Doctor Who
Nº du tome: 44
Auteur: Paul Finch
Date de sortie: 22/06/2012
Éditeur: Milady
Genre: SF
Pour qui: À partir de 15 ans

Résumé :

Sur la plateforme de loisir 9, les joueurs et les bandits se mêlent aux mondains et aux célébrités. Pour libérer Rory des griffes d’un violent baron du crime, le Docteur et Amy infiltrent un concours implacable où des fugitifs sont les proies. Mais combien de temps tiendront-ils avant que leurs adversaires se rendent compte que le Docteur n’est pas un terrible mercenaire et qu’ils découvrent ce que trame Amy ? Dans ce jeu dont l’issue est toujours fatale, le compte à rebours est lancé.

L’avis de JackHarkness : 8/10

Le TARDIS est reparti pour une nouvelle aventure dans les contrées de la Bordure Extérieuse, et plus précisément sur LP9, une plate-forme dédiée aux loisirs de tout genre. Rory, accompagné d’Amy, décide de jouer au casino. Or le stress du jeu l’égare et perd le TARDIS ainsi que leur liberté.

Après avoir appris le kidnapping de Rory et la poursuite d’Amy du vaisseau-cargo qui a amené son mari, le Docteur, avec l’aide d’un de ses vieux amis, part à leur cherche ce aui va le conduire sur Gorgoror, une lune servant de terrain pour une gigantesque chasse à l’homme.

J’ai bien apprécié cette nouvelle aventure du Docteur. Les personnages sont toujours aussi attachants. Même Amy. Bon, normal, elle a un rôle secondaire dans cette histoire. Rory est vraiment sympathique et son côté débrouillard et futé durant la chasse à l’homme ressort énormément. Je pense que le personnage de Rory va rester dans les mémoires comme étant un extraordinaire compagnon du Docteur.

Les personnages dits guests, sont pour une fois attachants. La famille Mossop – Dora, Sophie et Harry,  par exemple. La famille typique anglaise, en proie à la dure réalité britannique qu’est le chômage, est embarquée malgré elle dans le tourbillon fantastique où votre vie peut changer en un clin d’œil. On se passionne pour leur survie, pour l’amour naissant entre Sophie et Andrei.

Même les méchants chasseurs aliens sont supers méchants. Heureusement, vous allez me dire. Oui, mais ce n’est pas souvent dans les romans du Doctor Who que nous pouvons frissonner devant la description de ces créatures et leur psychologie machiavélique.

L’histoire en elle-même est plaisante. La description de la chasse à l’homme est haletante. On se demande comment la bande composée de Rory, d’Andrei – un humain slave kidnappé – et de la famille Mossop, kidnappée par les organisateurs de la chasse, va tenter de survivre dans ce monde hostile où ils sont les proies des chasseurs et des créatures octopodes.  Il est vrai que nous avons parfois envie que cela se termine rapidement, car sur la fin ça commence à être un peu lassant.

Ce que j’ai apprécié dans cet opus, c’est son côté dépaysant, extraterrestre, qui caractérise le monde doctoresque. Il n’y a de complots, de guerre, de conspiration. Non, ici, l’auteur nous parle d’une pure chasse à l’homme et de sa place : être chassé et non être le chasseur.

En résumé, encore une bonne aventure de Doctor Who qui vous évade toujours plus de notre quotidien.

La Prophétie Maya, Tome1, Le Domaine, Steve Alten

Le Domaine

Titre: Le Serpent de l’Apocalypse / Le Domaine
Titre en VO: Domain
Saga: La prophétie Maya
Nº du tome: 1
Auteur: Steve Alten
Date de sortie: 28/02/2001 – 09/02/2012
Éditeur: Édition du Rocher /Michel Lafon
Genre: SF
Pour qui: À partir de 13ans

Résumé:

Le 21 décembre 2012, jour du solstice d’hiver, le calendrier maya achèvera son 13e cycle, et l’humanité sera détruite. Seul le décryptage d’un code millénaire pourrait empêcher la catastrophe.

Julius Gabriel, un archéologue renommé, a consacré sa vie au déchiffrement de cette prédiction. Après sa mort, son fils, Michael, seul connaisseur des travaux paternels, est interné de force dans un hôpital psychiatrique.

Or le temps presse, car le 8 septembre 2012, un peu plus de trois mois avant la date prophétique, un alignement galactique rare se produit, entraînant des phénomènes cataclysmiques dans le golfe du Mexique. Est-ce le début de la fin des Temps ?

Michael est le dernier espoir pour changer le destin du monde. Afin de sauver la planète, il devra fuir l’asile dans lequel il est tenu à l’écart depuis onze ans pour se rendre dans les temples mexicains et égyptiens, ainsi que dans le désert de Nazca, où se cachent de précieux indices. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

L’avis de Dr M : 6/10

À noter : Ce premier tome est d’abord sorti aux Éditions du Rocher en 2001 avant de reparaître en 2012 chez Michel Lafon.

On suit Michael Gabriel, un jeune homme qui au début du roman se trouve interner dans hôpital psychiatrique. Cela fait douze ans qu’il y séjourne. Il va, cependant, s’enfuir avec l’aide d’une jeune étudiante, Dominique, qui est sur le point d’obtenir son diplôme en psychiatrie. En effet, celle-ci ne comprend pas pourquoi Michael est enfermé. En plus, elle commence à croire aux prophéties que lui révèle son patient.

Le livre de Steve Alten est un mélange d’histoire d’anciennes civilisations (Maya, Égyptienne, Aztèque) et de science-fiction. Le passé, le présent, le futur s’enlacent avec des extraits du journal de Julius Gabriel, le père de Michael. Pour moi, ce cocktail prend bien, et je suis rentré très facilement dans l’intrigue.

Il y a, par contre, beaucoup de répétitions. Un même événement est raconté par Julius dans son journal, puis par Michael à Dominique. Celle-ci est un peu « longue à la détente ». On répète plusieurs fois la même chose pour qu’elle puisse le comprendre. Du coup, avec ce personnage, l’histoire se rallonge un peu inutilement. À la place de Michael, il y a longtemps que je l’aurais laissée sur le bord de la route, et que j’aurais poursuivi ma route seul.

Le personnage de Dominique est donc un peu « lourd », mais elle se laisse influencer parfois facilement. Je suppose, cependant, qu’il est là pour ramener Michael à la réalité. Car n’oublions pas qu’il est quand même un peu fou… Il part souvent dans des divagations un peu étranges…

Il y a quelques passages peu crédibles à mon goût, comme le passage où on rend hommage à Michael pour avoir désactivé les bombes. Je pense que c’est pour la théâtralité de l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé la « résurrection » de Sadam Hussein qui meurt de nouveau dans le livre, mais cette fois-ci lynché après la tentative d’hécatombe nucléaire ratée.

En résumé, c’est un livre qui mérite d’être lu, malgré ses défauts. Faites-vous votre propre opinion…

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