Dark Fantasy

L’Artbook Raconté, Le Monde de Fleurine, Collectif

artbook-raconteTitre: L’Artbook Raconté
Auteurs: Dana B. CHALYS, Gérald BITSCHY, Fabien CLAVEL, Delphine DUMOUCHEL, Amandine FORGALI, Virginie GOEVELINGER, Mathieu GUIBÉ, Cécile GUILLOT, Sophie JOMAIN, Émilie MILON, Élodie MORGEN, Pascaline NOLOT, Julie P, Amaury QUETEL, Chloé BOFFY, Stéphane SOUTOUL, Patrice VERRY
Date de sortie:  23/03/2013
Éditeur: La porte littéraire
Genre: Fantasy, Conte, Poésie.
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander (site éditeur) : cliquer ici

Résumé:

Vous qui me tenez entre vos mains, ne me lâchez pas, car je vous promets un voyage étonnant. J’ai été illustré et mis en mots par des plumes tantôt lyriques, chimériques, émouvantes tantôt sombres, mystérieuses ou fantastiques. Faites le pas avec moi et entrez dans un autre monde. Plongez dans l’univers fabuleux des poèmes, contes et nouvelles de l’imaginaire.

L’avis de JackHarkness : 8/10

Il y a quelque temps de cela, notre amie Fleurine nous avait parlés de son envie de voir conter ses illustrations.
Après quelques mois de gestation, l’Artbook Raconté du Monde de Fleurine naît. Il est composé de deux parties, les nouvelles et les poèmes. Le tout est richement illustré par les créations de Fleurine Rétoré. D’ailleurs, elle en a profité pour en concevoir de nouvelles:

Je dois dire que j’ai été mitigé sur les nouvelles. Certaines m’ont totalement bouleversé et conquis mais par contre d’autres ne sont pas abouties et manquent de profondeurs.
Je vais vous parler des trois nouvelles qui m’ont totalement émerveillé.

Conte de toujours de Sophie Jomain
Elle nous raconte l’histoire de Kaliéra qui part un malheureux hasard se retrouve enfermé dans un mystérieux château sous la coupe de la châtelaine Lémeliana. J’ai pris un grand plaisir à lire la première nouvelle de Sophie Jomain. Il y a du style. L’écriture est fluide et il n’y a pas de temps mort. L’auteure a su renouveler et moderniser le conte de La Belle et la Bête. Merci pour ce beau moment de lecture. Je donnerai un conseil à Sophie Jomain : Il faut vraiment qu’elle fasse un recueil de nouvelles !

En preuve de mon amour de Stéphane Soutoul :
L’auteur nous conte l’histoire d’une jeune fille qui doit à contrecœur tuer son amant devenu un vampire. Pour moi, c’est la première fois que je lis un texte écrit par Stéphane Soutoul. Il m’a conquit. C’est bien écrit, les émotions sont présentes. Il arrive en très peu de mots à nous amener dans son univers, à nous provoquer des émotions. J’en redemande.

Prolonger l’éphémère de Mathieu Guibé et Cécile Guillot :
C’est un texte fantastique nous racontant l’histoire d’une créature de la nature qui est recueilli par un homme. Ce récit aux quatre mains est fantastique, voire philosophique. On ne ressort pas de la lecture indemne. L’écriture est fluide et agréable à lire. Un très bon moment:

Par contre, il y a des récits avec lesquelles je n’ai pas accroché à l’instar de Bloody Mary n’a jamais eu de bébé  de Julie P. J’ai eu du mal avec les personnages L’humour du texte m’a plutôt ennuyé. Dommage.

Il en va de même pour Perdue de Pascaline Nolot. Je suis passé totalement à côté de la nouvelle de science-fiction. C’est peut-être parce que le récit est à la deuxième personne du singulier. Je ne me reconnais pas dans le rôle que l’auteur a voulu m’attribuer. Dommage.

La dernière chose que je relèverai est qu’il est fort dommage que certaines nouvelles se terminent abruptement, sans de véritables fins.

Il y a aussi des poèmes à la fin dont certains sont sublimes comme celui de Mathieu Guibé (encore lui… Je sais mais c’est difficile de dire du mal d’un auteur qui écrit très bien). Pour les autres, n’étant pas un spécialiste de la poésie, je vous laisse tout le loisir de vous faire votre avis.

L’Art Book Raconté du Monde de Fleurine est un agréable moment de lecture.

Even Dead Things Feel Your Love, Mathieu Guibé

 

Even Dead Things Feel Your Love

Even Dead Things Feel Your Love

Titre: Even Dead Things Feel Your Love
Auteur: Mathieu Guibé
Date de sortie:01/03/2013
Éditeur: Éditions du Chat Noir
Genre: Dark Fantasy
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander (Amazon) :Cliquer ici

Résumé :

Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel. L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.

L’avis de Dr M : 10/10

Josiah Eddington Scarcewillow est un homme solitaire. Son existence va prendre une tout autre tournure, lorsqu’il rencontre Abigale, une voisine. L’homme se sent « revivre ». Et alors qu’il s’apprêtait à vivre éternellement avec sa bien-aimée, le destin en a choisi autrement. Comment Abigale et Josiah vont-ils pouvoir continuer à s’aimer…

Ce roman est définitivement un coup de cœur.

L’écriture de Mathieu Guibé est simple, poétique et mélancolique. Elle colle parfaitement à l’atmosphère de l’univers dans lequel il nous invite.

Si vous cherchez de l’action, passez votre chemin. Vous n’en trouverez pas dans ce roman. On s’attache à la psychologie des personnages et surtout de Josiah. Ce n’est pas pour autant que le rythme est long et soporifique. Au contraire, tous les choix du personnage principal vont le conduire à agir de manière totalement logique. L’intrigue tourne autour de l’amour entre Josiah et Abigale.

Josiah est un vampire « old School ». Il se décrit comme un monstre, mais ce n’est qu’une apparence. Car malgré sa condition de buveur de sang, son cœur bat pour une jeune femme. Il est prêt à tout pour elle. La carapace se fissure et on aperçoit un peu d’humanité. Il se sent responsable de ce qui se passe et s’inflige une grande torture morale. Au début, c’est un personnage fort, déterminé, cruel et sombre. Mais, au fil des pages on le découvre comme mélancolique, et fragile. Ce n’est pas pour autant qu’il renonce à sa qualité de vampire. Il continue à se nourrir d’humains qui servent à la fois de distraction, mais aussi de garde-manger.

Abigale est une jeune femme typique du XIXe siècle. Elle succombe aux charmes du beau Josiah et pourrait le suivre jusqu’au bout du monde. Elle fera, elle aussi, preuve de grand courage allant même jusqu’à se sacrifier.

Rudolf, le majordome est un personnage que j’ai également beaucoup aimé. Il est au service de Josiah, il reste discret. C’est l’employé typique britannique. À la fin du roman, j’ai éprouvé beaucoup de peine pour lui.

Le roman est divisé en trois parties qui correspondent à trois époques dans lequel on retrouve Lord Josiah Scarcewillow. J’ai trouvé l’idée astucieuse, car elles permettent de voir que l’amour est éternel. De plus, cela donne différents éclairages sur les sentiments et sur les actions du personnage. J’ai trouvé qu’elles étaient ancrées dans les trois périodes où Josiah évolue.

On ressort de cette lecture avec un soupir. La tristesse nous habite.

En résumé, c’est une très bonne découverte et je vous invite vivement à vous plonger dans ce roman sombre et mélancolique.

Les Chroniques d’Oakwood, Dans l’Ombre de la Demoiselle, Marianne Stern

les  chroniques d'oakwood dans l'ombre de la demoiselle Marianne SternTitre: Les Chroniques d’Oakwood, Dans l’Ombre de la Demoiselle
Auteur: Marianne Stern
Date de sortie:02/01/2013
Éditeur: Éditions du Chat Noir
Genre: Dark Fantasy
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander (Amazon) : Cliquer ici

Résumé :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.

Lorsque la nuit tombe, les ombres s’étirent et drapent le hameau d’un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d’épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l’obscurité ; mieux vaut ne pas s’attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d’une bâtisse.

Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises… Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d’une lanterne au détour d’une tombe, d’autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s’accordent à dire qu’il ne se trame rien d’anormal.

Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L’un en quête de l’être aimé, l’autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l’ombre, la demoiselle d’Oakwood veille…

L’avis de Dr M 8/10 :

Lynn, le père Matthew, Lizzie, Mary, Tom, Larry … habitent tous à Oakwood. Nous sommes dans les années 1600. La sorcellerie est traquée. Tous les habitants recherchent quelque chose : l’amour, se venger… Ils finiront par rencontrer la demoiselle d’Oakwood…

Marianne Stern fait de ce recueil de nouvelles un véritable petit roman. Elle nous raconte la vie des habitants d’Oakwood. Le fil conducteur étant la Demoiselle, l’auteure nous invite à découvrir des tranches de vie.

Le style est très poétique, sombre et mélancolique. Le mélange donne un résultat assez époustouflant. Lorsqu’on sort de la lecture, on ne peut s’empêcher de se sentir triste. Il faut dire que l’auteure fait vivre à ses personnages des aventures qui ne sont pas forcément très heureuses.

Il ne faut pas rechercher de l’action dans ce roman, ce n’est pas ce que vous trouverez. On s’attache à ce que ressent chacun des intervenants.

La galerie des personnages est riche. Mais en peu de page, Marianne Stern arrive à leur donner beaucoup de profondeur. En effet, si on lit chacune des nouvelles individuellement, elles ont un début et une fin. J’ai beaucoup aimé Lynn, mais aussi le père Matthew. Chacun dans un registre très différent est touchant.

J’ai beaucoup aimé le traitement fait à la sorcellerie. Marianne Stern ne traite pas le thème en utilisant des pouvoirs à outrance. Tout est fait par parcimonie, comme les histoires que l’on peut entendre. Et, le fait que l’histoire soit racontée au XVIIe siècle, nous fait penser `l’ambiance qui régnait au temps de Salem.

En résumé, Les Chroniques d’Oakwood est un livre poétiquement mélancolique. On a maintenant envie de lire autre chose de Marianne Stern.

Apocalypse, Luis Aroyo & Rómulo Royo

 

Malefic Time : Apocalypse

Malefic Time : Apocalypse

Titre : Malefic Time : Apocalypse
Titre en VO :  Malefic Time: Apocalypse
Auteur: Luis Royo & Rómulo Royo
Date de sortie: 23/11/2012
Éditeur: Milady Graphicc
Genre:  Dark Fantasy
Pour qui: À partir de 15 ans
Pour commander (Amazon):  Cliquer Ici

Résumé :

New York, 2038. Le monde est passé du rêve au cauchemar. New York est en ruine, gangrenée, peuplée d’êtres indéfinissables, miroir du monde, elle est l’épicentre d’une guerre immémoriale entre les forces obscures et celle de la lumière.

Depuis les toits des gratte-ciel, d’étranges gargouilles observent la rue, les réservoirs abritent de sinistres créatures, de celles qui jaillissent de l’esprit des fous, dans l’obscurité.

Et, au cœur de la ville, la mystérieuse Luz et son épée Malefic.

L’avis de Dr M : 7/10

Le monde est devenu un véritable cauchemar. Les gargouilles vous observent depuis les toitures. Ironiquement, New York est toujours debout. C’est une métropole décimée de ses habitants, décrépite et ruinée. Elle est infectée par de nouveaux habitants qu’il est impossible de définir. Une bataille pour la liberté va éclater…

Le roman graphique nous emporte dans un futur postapocalyptique en 2038. Il se base sur différentes prophéties qui prédisent la fin d’un cycle comme dans la culture aztèque ou la judéo-chrétienne. C’est un futur qui n’a plus rien à voir avec notre monde actuel.

L’histoire est très sombre et j’avoue ne pas avoir accroché. C’est assez opaque et j’ai eu du mal à comprendre ou on voulait m’amener.

Le personnage de Luz est intéressant, mais confus. Je n’arrive même pas à dire ce que je ressens. Elle m’a laissé un drôle de goût en bouche.

Les dessins sont par contre une pure merveille. On flirte entre l’érotisme et la violence.

Ils sont très fins. Les détails sont impressionnants, même sur de petites vignettes entre le texte.

L’ambiance générale est sombre. On évolue dans un brouillard permanent qui est aussi angoissant que terrible.

Luz est toujours croquée à son avantage. Elle est sexy au possible. Elle est souvent en petite tenue ou à demi nue.

Le petit plus de cette édition c’est un DVD sur lequel on retrouve les origines de ce projet Malefic, le processus de création, des galléries, des explications et des musiques.

Fin 2012, dans l’émission « Valor Ageit » sur TV3 (une chaîne catalane) Luis et Rómulo ont annoncé qu’un cinéaste chinois pourrait porter à l’écran l’univers des deux aragonais.

En résumé, c’est un bel artbook à l’ambiance sombre et érotique.

L’ange du Chaos, Tome 7, Chiens de Guerre, Michel Robert

Titre : Chiens de Guerre
Saga : Ange du Chaos
N° du tome : 7
Auteur : Michel Robert
Date de sortie : 11 octobre 2012
Editeur : Fleuve Noir
Genre : Dark Fantasy
Pour qui : Adultes
Pour commander : Cliquer ici

Résumé :

Cellendhyll de Cortavar tourne en cage à Tygarde, le palais de la Lumière. Son allégeance forcée à l’empereur Priam le rend fou et sa relation avec Constance s’étiole. Très vite pourtant, il est chargé par l’empereur d’une nouvelle mission : arrêter Vargh Loken, échappé de la forteresse de l’Oubli et bien décidé à tuer Priam qui l’a trahi. Vargh a réuni ses Chiens de guerre, de redoutables soldats d’élite, les seuls capables d’affronter l’Ange du Chaos.

L’Avis d’Eresh : 9/10 :

Cellendhyll est coincé : lui qui rêvait de sa liberté en quittant le Chaos se retrouve piégé par Priam, l’obligeant à prêter serment à la Lumière contre la vie de Constance.  Et rien n’est pire pour l’Ange que de se retrouver en cage, aussi dorée soit-elle. C’est alors qu’un nouvel ennemi ne tarde pas à se dresser contre l’empire de Lumière, semant le chaos et la peur dans la capitale. Enfin de l’action pour Cellendhyll qui hait l’oisiveté plus que tout ! Mais Priam, qui a fait de lui son Lige, le contraint à un rôle subalterne, celui d’épauler le Phénix, Constance. Cependant, Vargh Loken et ses Chiens de guerre ne sont pas la seule menace à laquelle Cellendhyll devra faire face.

Ce 7ème opus s’ouvre de manière originale : sur plusieurs chapitres, on ne suit pas Cellendhyll mais les mystérieux Chiens de guerre, sur lesquels les informations sont données avec parcimonie, les enveloppant d’une aura de danger et de violence. On sait dès lors que l’affrontement avec Cellendhyll, inéluctable, sera grandiose car voilà de véritables guerriers, anciens soldats d’une unité d’élite, dont certains maîtrisent même le Zen ou encore pratiquent la Voie de l’Adepte. Vargh Loken apparaît comme un ennemi à la hauteur de l’Ange et sa haine à l’encontre de Priam prend racine dans un sombre secret concernant Cellendhyll au premier plan.

L’équilibre entre l’action et le psychologique est bien dosée et si Cellendhyll s’interroge beaucoup sur ses sentiments envers Constance, on ne s’ennuie pas car l’action attend au détour d’une rue, le mal se tapit dans les tavernes et le sang coule dans les ruelles. L’Ange est et reste un personnage torturé, doté d’un honneur et d’une ligne de conduite qui lui est propre, ce qui l’engage parfois dans des situations au choix difficile.

Si socialement  il semble mal-à-l’aise, ne sachant exprimer ce qu’il ressent, au combat, c’est une toute autre affaire ! Les scènes d’action sont décrites avec minutie, chaque mouvement est détaillé, rien n’est laissé au hasard pour un réalisme incroyable : les combats se déroulent dans notre imagination à l’instar d’un film.

Par ailleurs, dans ce tome nous retrouvons certains personnages attachants des tomes précédents, comme le célèbre Rathe, ancien voleur et sa bande de joyeux drille. Morion, l’énigmatique Puissant du Chaos, apparaît aussi. Et les réponses qu’il daigne fournir apportent, comme à son habitude, encore plus de questions au sujet de Cellendhyll.

Le style est fluide, clair et carré, chaque détail compte et trouve son explication au fil de l’histoire. D’une efficacité redoutable, je me suis retrouvée plongée au cœur des Plans, à partager avec  Cellendhyll ses interrogations sur sa vie et à le suivre dans ses combats impitoyables, à le voir danser un ballet mortel. Un tome donc riche en rebondissements, dans lequel les ennemis ne sont pas forcément ceux qu’on croit et où la Lumière est plus sombre que jamais.

Je me suis complètement immergée dans l’histoire, prise dans le maelstrom de sentiments, de secrets et de sang. Un voyage magique !

Page 1 / 212