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Hugo Cabret de Martin Scorsese

Titre: Hugo Cabret
Titre en VO:
Hugo
Réalisateur:
Martin Scorsese
Date de sortie:
14/12/2011
Genre:
Fantastique, Drame
Note:
À partir de 6ans

Résumé du film (d’après Allociné) :

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Avis de JackHarkness :

Après un abatage médiatique de tous les diables, nous nous sommes laissés tenter par Hugo Cabret, le dernier film de Martin Scorsese. Oui, je parle bien de Hugo Cabret, et non pas d’Hugo Chavez, dixit une vieille dame dans la file d’attente. Entre les deux, rien à voir…

Hugo Cabret est un petit garçon, qui après la mort de son père, se retrouve chez son oncle, l’horloger d’une gare parisienne. Le gamin a pour objectif de remonter l’automate de son père et de découvrir son secret. Il rencontre le propriétaire d’un magasin de jouet, Papa Georges qui essaye de l’en dissuader.

Sur le papier, enfin d’après la bande-annonce, le film devait nous transporter dans un merveilleux conte de Noël. Il y a dû avoir un problème dans la section d’aiguillage… Autant l’avouer de suite, j’ai détesté. Je m’attendais à un superbe film signé Scorsese, je me suis retrouvé à bailler d’ennuis et à jouer à mon jeu favori : faux raccords.

Commençons à tronçonner la bûche et donnons la première part pour les acteurs. Jude Law fait une courte apparition dans le rôle du père, ça passe. Si vous vous attendez à voir du bon Sacha Baron Cohen, passez votre chemin. Il interprète un gendarme ou un gardien de la gare, je n’ai pas trop saisi, et franchement autant qu’il reste dans ce qu’il sait faire, c’est-à-dire les parodies pas trop drôles et lourdingues que dans les films subtils. Le gamin Asa Butterfield, que nous avons déjà rencontré à Camelot dans la série de la BBC, Merlin, est assez mauvais. Les émotions ne passent pas, ni les dialogues. Le film aurait gagné en intérêt s’il avait lâché l’aiguille de l’horloge quand il est pourchassé par Sacha Baron Cohen.

La deuxième part est servie à Martin Scorsese. Il est un excellent réalisateur, mais par pitié, qu’allait-il faire dans cette galère ? Il a voulu nous représenter un Paris à travers les yeux d’Hugo. Je ne sais pas ce qu’il voit, mais il doit aller consulter un ophtalmologiste et entrer dans une boutique d’Alain Afflelou, car il a besoin de trois paires de lunettes. La Tour Eiffel fait trois kilomètres de haut, tout comme l’horloge de la gare. Les quais sont interminables ce qui donne une impression de gigantisme. Bref, irréaliste.

Pour ceux qu’ils veulent y aller, je vais vous lancer un défi. Donnez-moi le nom de la gare. Parce que je cherche encore. C’est un mélange de la Gare d’Orsay, de Lyon, de l’Est, du Nord et de St-Lazare. Ce n’est plus un film, c’est un Monopoly. Du coup, tous les monuments phares de la capitale française sont extrêmement proches de la gare.

La troisième part de bûche revient à l’histoire. Le côté fantastique est simplement abordé par l’automate. Une fois remonté, on se dit qu’il va leur révéler un secret, dessiner un plan… Et non ! Un simple dessin d’un film de Georges Méliès, Voyage vers la Lune, avec le boulet dans l’œil de Séléné. Ce n’est pas l’histoire d’Hugo Cabret que l’on suit, mais celle de la rédemption de Georges Méliès et de sa tardive reconnaissance.

Martin Scorsese a voulu adapter le livre de Brian Selznick, publié chez Albin Michel Wizz. Il nous donne un film soporifique et ennuyeux. Le résultat ne se fait pas tarder : je ne lirai pas le livre. Moralité : il aurait peut-être mieux valu voir un film sur Hugo Chavez, réflexions faites.

 

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